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L’Europe vue par un journaliste allemand (jeu., 12 mars 2020)
Nous avons interrogé des journalistes de pays européens sur l’avenir de l’Europe. Découvrez ici la réponse d’Ulrich Ladurner de l’hebdomadaire allemand Die Zeit. « Les Allemands sont des Européens convaincus parce qu’ils ont tiré les bonnes leçons de leur histoire » est une phrase que l’on entend souvent. Aussi juste soit-elle, on peut l’interpréter différemment. L’Europe a permis aux Allemands d’échapper à leur propre histoire. C'est un peu exagéré. Mais dans aucun autre pays européen, l’Europe n’est comprise aussi clairement comme un projet servant à surmonter l’État-nation. Comme si c’était la cause de tous les maux. On oublie pourtant que de nombreux Européens, au nom de leur nation, ont résisté aux nazis. Compte tenu de cela, l’Allemagne devrait faire preuve d’un peu plus de réalisme et de discernement. Les attentes des Allemands vis-à-vis de l’Europe sont très souvent différentes de celles des autres Européens. L’Allemagne ferait bien d’élargir son horizon. L’Union européenne est peut-être sur la voie d’un État fédéral mais le chemin qui y conduit est long et ardu, et il n’est absolument pas sûr que cet objectif soit atteint un jour. L’Union européenne est typiquement un « chantier permanent » dont on ignore l’issue inconnue. Il ne sert donc à rien de parler de cet objectif ; il est plus utile de s’attaquer aux tâches actuelles. Les enjeux sont évidents pour tout le monde : le climat, la transition numérique, les flux migratoires et la défense. On ne cesse de répéter que ces questions ne peuvent être résolues qu’ensemble, au niveau européen. C’est toutefois un dogme auquel il faut donner corps. Là aussi, il faut faire preuve de réalisme. L’Union européenne ne sera pas en mesure d’apporter demain LA solution à ces questions. Mais elle progressera. Peut-être à petits pas, mais elle avancera. Pour cela, les Européens doivent avoir le sentiment que, malgré la lenteur, malgré toutes les difficultés, l’UE acquiert les compétences nécessaires pour représenter efficacement ses intérêts dans le monde. L’Europe doit être souveraine si elle veut rester libre. Chaque jour apporte une réponse partielle sur la manière d’atteindre cette souveraineté. Il ne faut pas s’attendre à davantage, mais pas à moins non plus. Les impatients devraient se souvenir d’une chose : l’Europe est l’idée que les États-nations coopèrent, parfois de manière intensive, parfois moins, pour obtenir un bénéfice mutuel. Cela peut paraître prosaïque mais il n’y a pas de meilleure idée jusqu’à maintenant. » Ulrich Ladurner, né en 1962 dans le Tyrol du Sud, est correspondant étranger de l’hebdomadaire Die Zeit depuis 2009. Pendant plus de vingt ans, il a été reporter de guerre. Depuis 2016, il est le correspondant européen de Die Zeit à Bruxelles. Il est également l’auteur de nombreux livres. © www.deutschland.de
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Mineurs non accompagnés de l’étranger - Une bonne prise en charge (Thu, 12 Mar 2020)
C’est la conclusion d’un rapport sur la situation des étrangers mineurs non accompagnés en Allemagne adopté en conseil des ministres fédéral. Le nombre de mineurs qui arrivent est en baisse continue depuis mai 2016. En février de l’année dernière, près de 15 000 enfants et jeunes étrangers non accompagnés vivaient en Allemagne. À ce chiffre s’ajoutaient environ 24 000 jeunes adultes qui étaient auparavant arrivés au pays en tant que mineurs non accompagnés. Fin février 2019, près de 40 000 jeunes étrangers étaient ainsi sous la responsabilité des services d’aide à l’enfance et à la jeunesse. Un pic avait été atteint en février 2016, avec environ 60 000 jeunes. Une bonne prise en charge dès le départ Les enfants et les jeunes étrangers qui viennent en Allemagne sans leur famille ont le droit d’être hébergés, soignés et pris en charge conformément à l’intérêt supérieur de l’enfant. Compte tenu du nombre croissant de réfugiés à partir de 2014, il était nécessaire de réagir : le 1er novembre 2015, la loi relative à l’amélioration du logement, de l’approvisionnement et de la prise en charge des enfants et adolescents étrangers non accompagnés est entrée en vigueur. Depuis, les mineurs entrant dans cette catégorie sont répartis entre les différents Länder. L’accueil à l’échelle nationale a fait ses preuves Cette procédure est mise en œuvre de manière responsable par les Länder et les communes et a fait ses preuves. Les enfants et les adolescents sont généralement bien pris en charge par les structures appropriées en fonction de leurs besoins. C’est la conclusion du Rapport sur la situation des étrangers mineurs non accompagnés en Allemagne adopté en conseil des ministres fédéral. Le rapport montre également que les mesures, services et offres du système réglementaire de protection de l’enfance et de la jeunesse apportent une aide supplémentaire à ces enfants et jeunes particulièrement vulnérables dès le départ. Ceux-ci concernent, par exemple, les domaines de la santé et de la prévention de la toxicomanie, en plus de la sensibilisation aux règles juridiques et au contexte culturel en Allemagne. En outre, les antécédents familiaux sont pris en compte et traités. L’objectif de ces mesures est de permettre à ces enfants et adolescents de franchir les étapes nécessaires menant à une vie indépendante et à l’intégration dans la société. Haut niveau de motivation chez les enfants et adolescents non accompagnés Le rapport montre aussi clairement que les enfants et les jeunes non accompagnés sont pour la plupart très motivés à apprendre l’allemand et obtenir un diplôme de fin d’études. Leur situation de départ est toutefois très variable. Certains sont analphabètes, d’autres ont déjà un niveau de scolarité élevé. Diverses mesures des Länder dans le secteur scolaire garantissent aux enfants et aux jeunes un bon départ dans le système éducatif allemand. Des associations qui soutiennent l’intégration Les Länder sont soutenus dans leurs efforts d’intégration par de nombreuses associations et initiatives locales. Celles-ci aident les enfants et les jeunes étrangers, dès leur arrivée, à prendre pied en Allemagne, à se faire des amis, à apprendre à connaître notre culture et nos valeurs et à apporter leur contribution en fonction de leurs intérêts et de leur potentiel. Depuis l’entrée en vigueur, le 1er novembre 2015, de la loi relative à l’amélioration du logement, de l’approvisionnement et de la prise en charge des enfants et adolescents étrangers non accompagnés, le gouvernement fédéral fait chaque année rapport au Bundestag de leur situation. Les principaux pays d’origine des mineurs non accompagnés en quête de protection en 2018 étaient l’Afghanistan, la Somalie et la Guinée.   © Gouvernement fédéral
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Coronavirus : en quête d’un vaccin (Wed, 11 Mar 2020)
De la fièvre, de la toux, peut-être un mal de gorge ou de tête. Et dans les cas graves, une atteinte pulmonaire pouvant conduire à une détresse respiratoire. Selon Christian Drosten, chef du service de Virologie à l’Hôpital de la Charité, à Berlin, le nouveau coronavirus SARS-CoV-2 devrait infecter 60 à 70 % de la population allemande, avec 15 % de formes sévères. Toute la question est de savoir si l’épidémie prendra quelques semaines ou plusieurs mois. Une course contre la montre s’engage donc pour la ralentir. Il s’agit d’éviter l’engorgement du système de soins. Mais aussi se donner le temps de trouver un remède. Contre le coronavirus, une course contre la montre à commencé pour freiner l’épidémie, a annoncé la chancelière Angela Merkel. Le ministre allemand de la Santé, Jens Spahn, souligne néanmoins que le système de santé allemand est armé pour faire face Il n’existe, en effet, ni traitement spécifique, ni vaccin contre le SARS-CoV-2, apparu pour la première fois Chine le 31 décembre 2019. En cas d’infection, les médecins traitent les symptômes. Mais dans leurs laboratoires, les chercheurs s’activent. Il leur faut percer les propriétés du virus, comprendre ses modes de transmission et analyser la dynamique de l’épidémie. Ils doivent également, en parallèle, développer des médicaments efficaces. Ils s’appuient la plupart du temps sur des médicaments autorisés dans d’autres pathologies afin de gagner du temps. En Allemagne, la ministre de la Recherche a débloqué 10 millions d’euros supplémentaires pour soutenir leurs efforts. 145 millions d’euros débloqués Et puis, à moyen terme, il y a l’espoir d’un vaccin. Il ne sera pas disponible avant 12 à 18 mois, s’accordent les chercheurs. Mais plusieurs équipes travaillent d’arrache-pied à travers le monde. Et la communauté internationale a tiré les enseignements de précédentes épidémies en lançant en 2017 l’alliance CEPI (Coalition for Epidemic Preparedness Innovations). Ce partenariat public-privé a un objectif : accélérer la decouverte d’un vaccin en cas de maladie infectieuse émergente. L’Allemagne en est membre fondateur. Elle soutient la CEPI à hauteur de 90 millions d’euros. Face à l’épidémie de Covid-19, la ministre allemand de la Recherche, Anja Karliczek, a toutefois annoncé hier une rallonge de 145 millions d’euros pour le recherche d’un vaccin. Principalement destinée à la CEPI, elle passe ce mercredi devant la commission des Finances du Bundestag. L’objectif est d’élaborer un candidat vaccin grâce à la connaissance de la séquence ADN du virus, et de le tester cliniquement aussi vite que possible. Plusieurs pistes se dessinent déjà à travers le monde. En Allemagne, selon  le Centre de recherche sur les infections (DZIF), deux « plateformes » de recherche sont engagées dans la course. Des équipes allemandes dans la course La première est dirigée par le professeur Gerd Sutter, virologue de l’Universite Ludwig-Maximilian à Munich. Elle associe des chercheurs de l’université de Marburg et de la clinique universitaire de Hambourg-Eppendorff. Des chercheurs de la Charité, à Berlin, sont également impliqués. Déjà en pointe dans la recherche du vaccin contre le MERS, parent du SARS-CoV-2, elle utilise comme vecteur viral le virus de la variole. Celui-ci est ensuite recombiné à des fragments ADN de la protéine du SARS-CoV-2 afin d’enclencher la production d’anticorps. Selon le professeur Stéphan Becker, de l’université de Marburg, la construction génétique du vaccin et les premières étapes de sa production devraient s’achever d’ici six à huit semaines ». Mais cela ne signifie pas que le vaccin sera rapidement disponible. Les essais cliniques, à Hambourg, vont prendre plusieurs mois. Une autre équipe travaille en parallèle à l’Institut Paul Ehrlich de Langen, près de Mayence, sous la direction du docteur Michael Mühlebach. Elle base ses travaux sur le virus de la rougeole, puis le recombine aussi à un fragment d’ADN du SARS-CoV-2. Selon le DZIF (Centre allemand de la recherche sur les maladies infectieuses), les virus recombines sont déjà en phase de multiplication. Ils seront ensuite caractérisés in vitro et in vivo. « Lorsque, d’ici à six mois, nous aurons étudié la pertinence d’un vaccin basé sur le virus de la rougeole face au SARS-CoV-2, d’autres équipes de chercheurs pourront élaborer un vaccin », explique le docteur Mühlebach. La publication des résultats de ces recherches permettra ensuite son développement avec des partenaires industriels. A.L. Plus d’informations : Institut Robert Koch (veille épidémiologique, en allemand) Ministère allemand de l‘Education et de la Recherche (en allemand) Centre allemand pour la recherche sur les infections (en allemand)
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Recherche sur le climat : un an dans l’Arctique (Wed, 11 Mar 2020)
Un premier bilan à mi-parcours du projet lancé il y a six mois. Passer un an prisonniers de la glace dans l’Arctique, au service de la recherche. Cela ressemble à une grande aventure, et cela l’est : une aventure pour des scientifiques de disciplines, pays et instituts différents dans une expédition inédite, confrontés à un froid glacial et aux autres aléas de l’environnement arctique. L’expédition MOSAiC (Multidisciplinary drifting observation for the study of Artic climate) comprend une équipe composée de 20 nations qui travaille à un projet scientifique extraordinaire à tous points de vue. Le chercheur climatique et polaire Markus Rex, professeur à l’université de Potsdam et directeur du département de la physique de l’atmosphère à l’Institut Alfred Wegener, dirige l’expédition et considère qu’il s’agit de la « plus grande expédition arctique de notre temps ». La ministre fédérale de l’Éducation et de la Recherche, Anja Karliczek, a également souligné le caractère exceptionnel de l’entreprise : « Je ne pense pas qu’un projet de cette ampleur soit renouvelé de sitôt. » Dix années de préparation – un an dans la glace Septembre 2019, le navire de recherche « Polarstern » fait route vers l’Arctique Après dix années de préparation, l’aventure pouvait commencer : le 20 septembre 2019, le navire de recherche allemand « Polarstern » largue les amarres et l’expédition MOSAiC commence. Les scientifiques ont choisi au préalable une plaque de glace suffisamment épaisse pour que le navire de recherche, une fois bloqué dans la glace, dérive en suivant les mouvements naturels de la plaque pendant un an à travers l’Arctique. Six brise-glaces sont à la disposition du projet de recherche pour garantir, entre autres, l’approvisionnement du « Polarstern ». Contrairement aux prévisions initiales, les brise-glaces ont de plus en plus de difficultés à accéder au navire de recherche. Une piste d’atterrissage est donc en cours de construction sur la plaque de glace pour assurer le ravitaillement par avion du navire, loin de toute civilisation. Faire de la recherche loin de toute civilisation « Les voisins les plus proches sont à 1 000 km de distance », explique le chef de l’expédition, Markus Rex. « C’est plus loin que pour les astronautes dans la station spatiale qui, eux, se trouvent dans une orbite terrestre à 500 km. » Et d’ajouter avec un clin d’œil, « mais les défis des missions dans l’espace restent évidemment plus complexes que ceux rencontrés dans l’Arctique. » « Depuis le 4 octobre 2019, notre navire est pris dans la glace et les moteurs principaux sont coupés. Il n’y a plus qu’un moteur auxiliaire au diesel, parfois deux, qui tourne pour produire la chaleur et l’électricité. Et depuis, nous dérivons. » Aussi difficile soit-il de mener une telle expédition et de prévoir son déroulement, car « c’est la glace qui décide de notre itinéraire », tout se passe comme prévu et le navire se déplace dans le corridor de dérivation conformément aux calculs. Markus Rex évoque avec enthousiasme les petites stations de recherche qui ont été construites sur la plaque de glace autour du « Polarstern ». 100 paramètres climatiques différents sont mesurés en permanence par plus d’une centaine de tonnes d’équipement scientifique. Par contre, les chercheurs et chercheuses ignorent tout de l’environnement autour de leur navire. Après la nuit éternelle, la perspective réjouissante de l’été polaire Il faisait déjà nuit noire 24h sur 24 le 4 octobre 2019 avant que le navire ne soit pris dans la glace de l’Arctique. Et ce, par des vents souvent forts, des vitesses d’environ sept mètres par seconde et des températures ressenties allant jusqu’à moins 60 degrés Celsius. Après avoir passé des mois dans l’obscurité quasiment palpable de la nuit polaire, les scientifiques attendaient avec impatience l’arrivée de l’été polaire, explique le chef de l’expédition. C’est un voyage de recherche à la limite du possible qui comporte de nombreux défis. Les scientifiques sont confrontés à l’obscurité et au froid mais aussi à bien d’autres conditions naturelles difficiles. Les tempêtes, les fissures et les hummocks de glace endommagent et détruisent régulièrement l’infrastructure de recherche qui a été péniblement mise en place. Un hummock est un monticule de glaces brisées qui a été soulevé par la pression et qui peut, dans certains cas extrêmes, atteindre la hauteur d’un immeuble de huit étages. Et il n’y a pas que les scientifiques qui s’intéressent aux appareils de recherche. En effet, il n’est pas rare que les ours polaires s’approchent d’un peu trop près du « Polarstern ». « Nous vivons ici vraiment entre les mains de la nature », dit en résumé Markus Rex pour décrire les conditions de vie dans l’Arctique. Malgré tous ces défis, il estime que l’expédition se déroule parfaitement et que le « Polarstern » a bien avancé jusqu’ici. L’équipe de recherche a déjà remporté plusieurs records. Par exemple, à 156 km de distance du pôle Nord, le « Polarstern » est le premier navire a en être aussi proche. Le ministère fédéral de l’Éducation et de la Recherche finance la moitié du coût de l’expédition MOSAiC est une expédition qui ne peut être réalisée qu’avec des scientifiques très engagés, a tenu à souligner la ministre fédérale de l’Éducation et de la Recherche. Mais même les scientifiques les plus passionnés ont besoin de faire une pause et ils sont donc régulièrement remplacés. Personne ne reste en permanence à bord dans ce voyage de recherche d’un an. Outre les scientifiques, l’équipage du navire est également essentiel pour le succès de la mission. Tous les participants veulent y contribuer : ils étudient les processus climatiques dans l’Arctique afin d’obtenir de nouvelles données destinées à mieux modéliser les systèmes climatiques. L’expédition dans l’Arctique coûte 140 millions d’euros et est financée environ pour moitié par le ministère fédéral de l’Éducation et de la Recherche. La ministre fédérale, Anja Karliczek, a affirmé qu’elle tenait beaucoup à la recherche sur le climat et qu’il était important que la société allemande soit aussi engagée dans la découverte de nouvelles connaissances. « La recherche sur le climat en Allemagne est en pointe au niveau mondial », a-t-elle ajouté en soulignant l’importance de la recherche sur le climat pour toutes les générations : « Nous soutenons avec conviction la recherche pour les futures générations. » La fin de l’expédition MOSAiC est prévue pour le 12 octobre 2020, mais uniquement la mission dans l’Arctique. Pour l’évaluation de la multitude de données qui auront été collectées, il faudra encore des années, selon le chef de l’expédition. Le ministère fédéral de l’Éducation et de la Recherche soutiendra également à hauteur de neuf millions d’euros la poursuite de ces travaux de recherche. © Gouvernement fédéral
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Le Michel-Ange allemand (Wed, 11 Mar 2020)
Les contemporains surnommaient le sculpteur le "Michel-Ange allemand" et le graveur le nouvel Albrecht Dürer. Célébré en son temps à l’égal de Rodin comme l’un des artistes les plus doués et les plus créatifs de sa génération, le sculpteur, peintre et graveur Max Klinger (1857-1920) est décédé en juillet 1920, il y a tout juste cent ans. Plusieurs musées allemands lui rendent hommage à cette occasion. Notamment à Leipzig, sa ville natale, et à Munich. Redécouvrir Max Klinger Au musée d’arts plastiques de Leipzig, c’est une inoxydable vedette qui accueille le visiteur : Ludwig van Beethoven. Max Klinger avait réalisé du compositeur (dont on célèbre cette année le 250e anniversaire) une statue monumentale en 1902. Elle est restée dans les annales, notamment à Leipzig, qui possède la plus vaste collection au monde des œuvres de l’artiste. L’exposition s’intitule simplement "Klinger 2020". Elle se concentre sur les nombreux séjours de Max Klinger à l’étranger (Paris, Rome, Vienne) et sur les liens étroits qu’il a noués  avec les artistes de son temps, d’Auguste Rodin (1840-1917) à Gustav Klimt (1862-1918). Une section spécifique s’intéresse aussi, pour la première fois, à ses relations avec Käthe Kollwitz (1867-1945), qu’il a beaucoup influencée. Paris et Vienne Tête de Madeleine, étude de Max Klinger Klinger, que l’on peut qualifier de symboliste, s’installa dès 1883 a Paris, dans un atelier du quartier Montparnasse. Il s’intéressa beaucoup à l’impressionnisme, découvrit le nu et fit en 1900 la connaissance de Rodin, alors maître absolu de la sculpture, en qui il trouva "enfin" une sorte d’alter ego. Les deux hommes entretinrent une intense correspondance pendant plusieurs années. Mais c’est à Vienne, au sein de la Sécession viennoise, que Max Klinger connut ses plus grands succès à partir de 1898. Face à ses expositions, le public oscillait toutefois entre l’euphorie et le rejet. Car Klinger osait tout, jusqu’à une "Crucifixion" ramenant le Christ à l’échelle humaine et un "Christ sur le mont Olympe". Le musée des arts décoratifs de Leipzig propose de redécouvrir une large palette de ses chefs-d’œuvres, notamment des sculptures et des cycles de gravures qui ont inauguré un style narratif entièrement nouveau. Il s’intéresse aussi plus particulièrement au thème des rapports entre les hommes et les femmes, à l’erotisme ou encore à l’intérêt de Klinger pour la musique. Alors que l’étoile de Klinger s’est peu ou prou abîmée dans les limbes de l’oubli (sauf en Autriche), la Pinacothèque moderne de Munich complète cette utile redécouverte avec une plongée dans l’univers graphique de l’artiste. Elle présente jusqu’au 10 mai d’amples cycles de gravures. Ils culminent avec le cycle "Zelt" (1915-1917), l’un des derniers réalisés par Max Klinger. A.L. "Tente" et autres cycles graphiques" Exposition à la Pinacothèque moderne de Munich jusqu’au 10 mai Plus d‘informations (en anglais/allemand) "Klinger 2020" Exposition au Musée des arts plastiques de Leipzig jusqu’au 14 juin Plus d‘informations (en anglais/allemand)
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Immigration ciblée pour lutter contre la pénurie de main-d'œuvre qualifiée (Tue, 10 Mar 2020)
Nouvelles règles régissant l’exercice d’une activité professionnelle en Allemagne L’Allemagne est confrontée à une pénurie de main-d'œuvre qualifiée. Le Kompetenzzentrum Fachkräftesicherung, centre de compétences chargé de contribuer à la disponibilité de personnel qualifié (www.kofa.de) estime actuellement à 1,2 million le nombre de postes à pourvoir et à 57 000 les places de formation non occupées. L’évolution démographique indique que cette tendance va encore s’amplifier et qu’à l’horizon 2030, le nombre de travailleurs disponibles aura reculé de 3,9 millions par rapport à aujourd’hui. La stratégie du gouvernement fédéral suit plusieurs approches : outre l’augmentation de la proportion de femmes actives et le renforcement de l’intégration des travailleurs âgés, la loi sur l’immigration de travailleurs qualifiés permet également une immigration ciblée afin de compenser la pénurie de main-d'œuvre qualifiée. La loi définit pour la première fois le terme de « travailleur qualifié » (personne titulaire d’un diplôme universitaire ou ayant suivi une formation professionnelle) et permet aux travailleurs qualifiés de travailler régulièrement en Allemagne dès lors que leur qualification est reconnue et qu’il existe une offre concrète d’emploi. Les réponses aux questions les plus fréquentes sur la loi peuvent être consultées ici. Accès plus rapide aux informations Page d’accueil du Navigateur visa Une nouvelle offre d’informations sur les visas a été mise en ligne parallèlement à l’entrée en vigueur de la loi sur l’immigration de travailleurs qualifiés. À l’aide d’un bref questionnaire, le Navigateur visa (http://visa.diplo.de) guide les personnes intéressées vers la catégorie de visa qui leur convient, leur fournit des informations sur les principales conditions à remplir et met à leur disposition le formulaire de demande correspondant. Une meilleure information des demandeurs de visa devrait également accélérer la procédure en diminuant le nombre des demandes incomplètes ainsi que celui des demandes de renseignements complémentaires qui nécessitent beaucoup de temps. Le Navigateur visa constitue aussi la première étape d’une demande de visa effectuée entièrement en ligne. À terme, les demandes seront réalisées sur un portail destiné à l’étranger (Auslandsportal) qui sera développé en étroite concertation avec les autorités nationales concernées. Ce portail sera également utilisé pour d’autres prestations de service s’adressant aux ressortissants allemands domiciliés à l’étranger, comme par exemple les demandes de passeport. Traitement des demandes de visa en Allemagne À l’occasion de l’entrée en vigueur de la loi sur l’immigration de travailleurs qualifiés, présentation au chef de la diplomatie allemande Heiko Maas du traitement numérique des demandes de visa en Allemagne Ces dernières années, le nombre des demandes de visa a déjà connu une forte progression. Avec l’entrée en vigueur de la loi sur l’immigration de travailleurs qualifiés, ce chiffre devrait augmenter de 52 000 demandes supplémentaires. Compte tenu du défi ainsi posé, le ministère fédéral des Affaires étrangères adopte de nouvelles approches pour le traitement des demandes. En effet, les demandes de visa feront pour la première fois également l’objet d’un traitement en Allemagne. C’est à cette fin qu’une nouvelle unité de travail a été créée. Dans un premier temps, rien ne change pour les personnes déposant une demande : la demande de visa est présentée à la mission diplomatique ou consulaire. Elle est ensuite numérisée avant d’être transmise par voie informatique sécurisée aux autorités en Allemagne qui en assure le traitement sans support papier. Le visa continue toutefois d’être délivré par les missions diplomatiques et consulaires. Diminution des temps d’attente En amont de la loi sur l’immigration de travailleurs qualifiés, le ministère fédéral des Affaires étrangères a développé sa coopération avec les centres de dépôt des demandes de visa. Cela permet aux personnes intéressées d’obtenir plus rapidement un rendez-vous pour le dépôt de leur demande de visa. Par ailleurs, les demandes de travailleurs qualifiés seront traitées de façon prioritaire lors de la prise de rendez-vous. La loi sur l’immigration de travailleurs qualifiés a aussi mis en place une procédure accélérée pour les travailleurs qualifiés. L’employeur en Allemagne déclenchera à cette fin une procédure de contrôle au sein du service des étrangers. Dans le cadre de cette procédure, toutes les conditions préalables en rapport avec l’Allemagne feront l’objet d’un contrôle et un « consentement préalable » sera ensuite délivré. Après la soumission du consentement préalable par le travailleur qualifié, la mission diplomatique ou consulaire attribuera dans les trois semaines un rendez-vous pour le dépôt de la demande de visa et statuera sur la demande, en général dans un délai de trois semaines à compter du dépôt de la demande de visa complète. Informations complémentaires Navigateur visa (en anglais) 
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Coronavirus : le Bundestag ferme sa coupole (Tue, 10 Mar 2020)
Une vue panoramique sur la ville. Un site chargé d'histoire. Une architecture à couper le souffle dessinée par Sir Norman Forster. La coupole et la terrasse panoramique du Reichstag, attractions touristiques incontournables du nouveau Berlin, voient défiler plus de deux millions de visiteurs pas an. Mais, coronavirus oblige, elles ferment leurs portes aujourd'hui jusqu'à nouvel ordre. La décision a été prise après accord entre le président du Bundestag, Wolfgang Schäuble, et les secrétaires de l'ensemble des groupes parlementaires, indique le site web du Parlement allemand. L'évolution de l'épidémie, qui a contaminé à ce jour 1.139 personnes en Allemagne et fait deux morts, est suivie de près. Les décisions seront prises au jour le jour en fonction de la situation. Selon le quotidien berlinois "Der Tagesspiegel", qui a mené l'enquête sur la manière dont le Bundestag gère cette crise, le travail parlementaire se poursuit toutefois normalement. Les séances plénières, réunions de commissions, auditions et votes ont lieu comme prévu. Le Parlement allemand prend des précautions contre le coronavirus, mais le travail parlementaire se déroule normalement Et le Bundestag espère maintenir cette normalité aussi longtemps que possible, ajoute le quotidien. Aucun cas de Covid-19 n'a été détecté pour le moment ni dans l'enceinte du Parlement, ni dans les ministères allemands. Par ailleurs, des décisions importantes sont à l'ordre du jour cette semaine. Mercredi, les députés allemands doivent, par exemple, se prononcer sur la prolongation du mandat de deux missions de la Bundeswehr au Soudan du Sud et au Darfour. Reporter le vote exposerait les soldats à poursuivre leur mission sans base juridique. Leurs mandats expirent au 31 mars. L'épidémie n'a pas encore atteint son pic Il n'en reste pas moins que les autorités prennent très sérieux l'épidémie. Partout, et au premier chef dans les ministères, les institutions et les sièges de partis politiques, on prend des mesures pour enrayer la propagation du virus. On  se prépare à faire face à l'aggavation de la situation qu'annonce sans ambages l'Institut Robert Koch, chargé de la veille sanitaire, et le ministre de la Santé, Jens Spahn. "Nous nous attendons à une nouvelle augmentation du nombre d'infections. Et il y aura d'autres restrictions dans notre vie quotidienne", prévient ce dernier dans le journal "Bild" ce matin. "Mais "nous surmonterons cette crise, si nous apportons tous notre aide, si nous restons unis et si nous nous faisons mutuellement confiance en situation de stress." La proportionalité et l'adaptation restent les maîtres mots. Les grands rassemblements (plus de 5.000 personnes) sont interdits mais le plus souvent les annulations et reports sont décidés au cas par cas. De leur côté, beaucoup d'entreprises et d'institutions testent l'extension du télétravail pour perpétuer leur activité en cas d'aggravation de l'épidémie. C'était aussi le cas lundi à Francfort, au siège de la Banque centrale européenne (BCE). Au Bundestag, rapporte le "Tagesspiegel", Wolfgang Schäuble, a envoyé une circulaire à tous les députés la semaine dernière. Il leur rappelle qu'ils sont, "en cas d'infection, eux aussi soumis aux mesures décrétées par les autorités de santé". Le président du Bundestag a réuni il y a quelques jours les secrétaires des six groupes parlementaires pour discuter de la marche à suivre en cas d'infection. "Si un député devait être contaminé", note le "Tagesspiegel", et si, par suite, il fallait isoler toutes les personnes avec lesquelles il a été en contact, cela pourrait avoir pour conséquence la mise en quarantaine de groupes parlementaires entiers. En pareil cas, le Bundestag réagirait en s'imposant à lui-même une sorte de pause pour ne pas procurer d'avantage [...] inéquitable à tel ou tel parti. Cela fait consensus, assure le Bundestag." En attendant, ce sont les mesures de prudence qui s'appliquent. Les députés allemands devraient cesser de recevoir des groupes de visiteurs à compter de la semaine prochaine, rapporte le "Tagesspiegel". Et le groupe parlementaire de la CDU a décidé de restreindre les déplacements professionnels de ses députés en interdisant les voyages dans les zones à risque. Ceux qui en reviennent à titre professionnel ou privé reçoivent une consigne très claire : "Evitez tout contact, et restez chez vous". A.L.
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Anselm Kiefer, artiste monumental (Tue, 10 Mar 2020)
Un jeune homme en faux uniforme et en bottes de pacotille, tendant le bras en forme de salut nazi devant des lieux symboliques de France, de Suisse et d'Italie : c'est avec une oeuvre coup de poing qu'Anselm Kiefer a fait irruption dans le monde de l'art en 1969. Intitulée "Occupations", cette série tournait en ridicule l'Occupation nazie, fait impensable à l'époque, surtout de la part d'un artiste allemand. On la qualifia de "post fachiste". La carrière de l'artiste était lancée. Et les fondements de son oeuvre posés. Walhalla, une exposition de l’artiste allemand Anselm Kiefer en 2016 Anselm Kiefer, qui fêtait dimanche 8 mars son 75e anniversaire, est un artiste singulier, à part. Un monument. Il est internationalement reconnu, et considéré comme l'un des plus grands créateurs de l'Allemagne d'après guerre. Il suscite partout le respect pour le courage avec lequel il a affronté les désastres et les démons de l'histoire allemande. Il a été l'un des premiers à les thématiser. En quête de sens face à l'Histoire allemande Né en Souabe, à Donaueschingen, en 1945, il a, en effet, grandi dans l'Allemagne d'après-guerre. Or, dit-il, il ne pouvait pas se contenter de savoir ce qu'on lui apprenait (ou non) sur la période nazie. Il voulait savoir comment il aurait agi lui-même. La question jalonne son oeuvre d'un bout à l'autre. Walhalla, une exposition de l’artiste allemand Anselm Kiefer en 2016 Une oeuvre souvent sombre. Elle est sculptée dans le béton gris mêlé d'éclats de métal et de paille, ou bien elle se consume sous la cendre. Anselm Kiefer ne reste pas à la surface. Il creuse en profondeur. Il explore avec constance la mémoire allemande blessée et les questions existentielles à travers les images, la mythologie, les sagesses ou le mysticisme juif. L'obscurité est entourée d'une aura de mélancolie destructrice, mais elle est sauvée par la puissance rédemptrice de l'art. Son oeuvre est un monument - au propre comme au figuré. Sur le plan formel, le gigantisme est sa marque de fabrique. Anselm Kiefer, qui a étudié aux Beaux-Arts de Karlsruhe et été l'élève de Joseph Beuys à l'Académie des Beaux Arts de Düsseldorf, partage avec ce dernier une approche sensuelle et poétique des matériaux. Installé en France En quête d'espace pour créer et pour exposer, il a ainsi voulu, au tournant des années 1990, créer un parc artistique en Allemagne. L'absence de succès l'a conduit en France. Depuis 1992, il est est installé à Barjac (Gard). Il s'y est révélé un autre Kiefer, moins sombre, plus chatoyant. L'obscurité menaçante a laissé plus de place à la couleur et à des motifs inspirés de la nature, des plantes ou des forêts où l'artiste a joué, enfant. Au fil du temps, Anselm Kiefer a aussi expérimenté d'autres formes d'art, comme l'opéra. Il s'est essayé à la mise en scène en 2009 à l'Opéra Bastille. Enfin, il a collectionné à travers le monde les prix les plus prestigieux : Prix du jury de la Biennale de Venise (1997), Praemium Imperiale (1999), Prix de la Paix des libraires allemands (2008), Médaille Leo Baeck de la réconciliation germano-juive (2011). A.L.
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Coronavirus : quelles conséquences sur l’économie allemande ? (Mon, 09 Mar 2020)
Inexorable, inéluctable, inévitable, l’épidémie de Covid-19 continue de se propager en Allemagne. Le pays comptait ce lundi matin 1.112 personnes infectées par le nouveau coronavirus, soit 110 de plus qu’hier. Le foyer de contamination le plus virulent se situe à l’ouest : la Rhénanie-du-Nord-Wesphalie (ouest de l’Allemagne), land le plus peuplé du pays, compte à elle seule 484 cas. Mais le sud et ses bastions industriels sont également touchés. Les conséquences sur l’économie sont encore impossibles à évaluer, selon le gouvernement. Mais elles sont déjà bien réelles. Des conséquences imprévisibles mais déjà tangibles Les secteurs les plus impactés sont l’hôtellerie-restauration, le tourisme et l’événementiel. 150 avions de la compagnie Lufthansa sont cloués au sol. Les réservations dans les hôtels sont au point mort. Plusieurs grands salons professionnels ont été annulés ou reportés (Foire du livre de Leipzig, Foire de Hanovre, etc.). Le match de Ligue des Champions Paris-Saint-Germain-Borussia Dortmund se jouera à huis clos. D’autres rencontres sportives le seront sans doute dans les jours à venir. L’Allemagne a, en effet, interdit les rassemblements de plus de 5.000 personnes. Et depuis hier, le ministre de la Santé, Jens Spahn, appelle à annuler tout rassemblement de plus de 1.000 personnes. Dans l’industrie, certaines entreprises sont contraintes de réduire leur activité pour cause de rupture d’approvisionnement. D’autres renvoient leurs salariés chez eux ou pratiquent le télétravail pour éviter la contamination. Les exportations vers la Chine sont en baisse (-6,5 % en janvier). Et ce matin, la Bourse de Francfort a ouvert avec un indice DAX en forte baisse. Selon le ministère allemand de l’Économie, « les données actuelles ne permettent pas d’observer d’effets macroéconomiques majeurs » de l’épidémie. Mais il est clair que « plus celle-ci dure, plus ses effets seront importants ». Le numéro vert mis en place par le ministère allemand de l’Économie reçoit déjà plus d’une centaine d’appels par jour d’entreprises en panne de trésorerie, principalement des PME. Des aides pour éviter que le virus « n’infecte l’économie » Le ministre allemand de l’Économie et de l’Énergie, Peter Altmaier Dans ces conditions, le gouvernement allemand va prendre des mesures. La proportionnalité est la règle, mais il faut « éviter que le virus ne contamine l’économie », martèle le ministre de l’Économie, Peter Altmaier. Les partis de la Grande Coalition, les Unions chrétiennes et le Parti social-démocrate, ont ainsi décidé hier, lors d’une réunion, d’assouplir l’accès au chômage partiel. Les entreprises pourront y avoir recours au soutien de l’État si 10 % de leurs salariés (au lieu d’un tiers jusqu’à présent) sont concernés par une baisse d’activité. Les salariés seront couverts à hauteur de 60 % du salaire perdu par l’Agence fédérale pour l’emploi. L’employeur n’aura pas à payer les cotisations sociales. La mesure devrait être annoncée officiellement mercredi en conseil des ministres et se prolonger jusqu’à la fin de l’année. Elle est d’ores et déjà applaudie par les fédérations patronales. La coalition a, par ailleurs, annoncé des aides pour remédier aux difficultés de trésorerie des entreprises, ainsi que 140 milliards d’euros d’investissements supplémentaires étalés sur les dix prochaines années. A.L.
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Notre jumelage avec la ville allemande de DANNSTADT-SCHAUERNHEIM, en Rhénanie-Palatinat, a fêté ses 10 ans!

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Les dates à retenir en 2020 :

 

 

24-25-26 avril : rencontre à Dannstadt-Schauernheim. Reportée à une date ultérieure...

 

20 juin : concert du Gospel Chor "Coloured Voices" avec "Les Fous Chantants" en l'église St Sébastien de Bétheny.

 

11-12-13 Septembre : rencontre à Bétheny

 

 

 

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